Vivre plus vieux, vivre mieux

Lorsque j’ai reçu le thème de l’émission du jour, je me suis demandé si vraiment c’était pour moi. A l’aube de mes 37 ans, j’ai encore un peu le temps de voir venir quand même au niveau de vivre pour longtemps. Au niveau pluvieux, là, par contre, je suis d’accord, depuis que je suis arrivé sur cette terre, en Belgique, j’en ai vu de la pluie et franchement, le pluvieux ça me connait. Quoi que, il me reste un doute, la sagesse populaire évoque souvent cette maxime : Mariage pluvieux mariage heureux. Nous, habitués à ce que, lorsque Christian de Paepe annonce 27° pour aujourd’hui qu’il s’agisse de 12 le matin et 15 l’après-midi entre coupé d’un ou deux épisodes pluvieux, nous pensons de suite à la pluie. Genre on se console d’avoir loupé le BBQ et la choré des copines à cause de l’ondée passagère depuis 8h du matin. On se plante tout à fait, en fait de mariage pluvieux, c’est d’un mariage plus vieux dont il est question ici. Vous me comprenez Sandrine vous qui fûtes mariée à 18 ans et un jour, et je ne parle pas d’Elodie, que je n’ai pas encore salué aujourd’hui. Hello Elo, qui elle s’est mariée une première fois à 14 ans. En matière de mariage heureux il n’y a que moi qui puisse parler vu que je ne le suis pas. Tout cela pour évoquer le vieillissement extrême de la population. J’aimerais, chers amis présents autour de cette table que ma discrète allusion à Christian ne soit pas prise en compte à propos de cette idée de vieillissement extrême. Bon, c’est pas tout ça, on n’est pas chez Hanouna, je ne vais pas continuer à brasser de l’air indéfiniment pour remplacer la clim, entrons, si vous le voulez-bien, dans le vif du sujet.

Vivre plus vieux plus longtemps est-ce vraiment mieux ?

Alors j’ai commencé par une série de tests. A mes parents, par exemple, je donne régulièrement en dégustation des vins qui goûtent la terre humide ou le bois brûlé histoire de voir leurs réactions, à certains des membres de ma famille plus proches du centenaire que des 20 ans, j’organise régulièrement des visites au cimetière de Laeken, ou celui d’Uccle, voir, les jours de grandes chaleurs au Père Lachaise. Mais tous semblent tenir, et pourtant, ils n’ont absolument jamais respecté les conseils du docteur Bertil Marklund. C’est là qu’est l’os.
Sacré Bertil, il a publié, d’abord en suédois, ce qui n’aide pas vraiment à vivre vieux vu le niveau de complexité de la langue, un chef d’œuvre que l’on empêche de lire dans les maisons de retraite vu que cela risquerait d’entacher la rentabilité parfois compliquée de ces endroits, un chef d’œuvre écrivais-je avant de m’interrompre moi-même : Les 10 règles d’or de la santé. J’ai lu, en français, parce qu’entre-temps, vu le succès de la chose, cela a été traduit, ces fameuses règles. ET, j’ai une super mauvaise nouvelle pour ceux que j’agasse, je les pratique toutes, a un ou deux détails près. D’après les études scrutées par le docteur Marklund, «l’influence du patrimoine génétique dans la durée de vie n’est que d’environ 25%, alors que le mode de vie la détermine à 75 %». Je vous rassure tout de suite ce bon Bertil ne vous fait pas la morale et ne propose pas que de boire de l’eau pure en grande robe blanche à l’abri de la lumière ; cet homme semble normal. Il n’évoque même pas le jus de Kale ou le quinoa biofairtrade. Il prône quelques trucs genre manger/bouger. Il y a un truc que j’aime, il évoque le sommeil et annonce qu’il faut dormir, certes, mais pas trop. Sandrine, faut qu’on en parle. Bref, ces règles sont sympas, puisque je vous dis que je les applique presque toutes déjà hein. Mais alors j’ai pensé à Jeanne Calmant.

Et là j’ai été revoir ses interviews. Elle fumait une clope chaque jour, et s’enfilait un petit porto chaque midi, et de temps en temps un verre de gnôle. Mais surtout, si mes infos sont bonnes, elle n’a jamais travaillé de sa vie. Et si le secret était là docteur ? Le travail n’est-il pas un obstacle à la vie éternelle ?

Recent Posts

Leave a Comment

0