Première constatation sur les 3 femmes demi-finalistes, il y en a une en finale, Nina H. Jensen, ce qui fait exploser les statistiques. On passe de 3 sur 19 à 1 sur 3, ce qui est quand même nettement plus impressionnant.

Cela fait plus d’une décennie maintenant que l’on s’est habitué à trouver des femmes dans les 3 finalistes du meilleur sommelier du monde, ce qui démontre clairement que ce métier est totalement ouvert à tous les genres.

Deuxième constatation : le meilleur sommelier d’Europe, Raimonds Tomsons, se retrouve en finale ainsi que deux autres Européens confirmant une fois encore s’il en était besoin, une écrasante domination de la sommellerie européenne.

Il faut se souvenir que le métier est né en France juste après la Révolution et que l’école française nourrit toujours les filières de formation mondiales (pour info, il y avait dans les candidats 10% de sommeliers d’origine française).

Les épreuves qui ont permis de départager les 3 finalistes n’étaient que pratiques mais il ne faut pas s’y tromper, elles regroupent en fait une grande partie des connaissances théoriques des sommeliers.

Petite incursion belge, le service d’une bière à la pompe, une De Coninck (nous sommes à Anvers c’est normal) dans un bolleke. Le candidat allemand a clairement imposé sa marque dans les débats grâce à un style coulé en simplicité proche du client même si ce dernier est un membre du jury.

La sommellerie c’est un peu comme le foot, c’est un sport qui se pratique à « beaucoup de pays » et à la fin c’est un Allemand qui gagne.

Marc Almert est le nouveau meilleur sommelier du monde. Ce natif de Cologne est en charge des vins à l’hôtel Baur au Lac de Zurich.

Vive le nouveau Kaiser du vin !

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