La tendance culinaire nippone n’est pas vraiment un feu de paille, si j’ose je dirai que c’est plutôt un tsunami, mais je n’ose pas. Je ne suis pas comme ça. Enfin pas toujours.

Il y a eu la vague sushi, parfois très bonne, confinant au sublime de temps à autre, mais aussi majoritairement plus proche du n’importe quoi que de l’origine. Les sushis californo-perou-mexicons et j’en passe et des meilleures n’ont fini de nous faire souffrir mais personne n’est obligé d’en manger, hein. Il y aussi la vaguelette des restaurants nippons ni mauvais. Ok, je sors pour celle-là, j’ai presque honte. Des restaurants où l’on trouve une cuisine variée et parfois vraiment japonaise élaborée surtout par des non-japonais.

Et puis, il y a les « Ramen Bar». L’emblème de la cuisine rapide, simple, roborative et quotidienne du pays. En langue d’jeuns on nomme ça de la street-food, sauf qu’elle ne se mange pas forcément dans la rue. Umamido signifie plus ou moins « degré d’umami » ; bon d’accord si vous ne savez pas ce qu’est umami, vous devez être dubitatif. C’est le nom de la cinquième saveur que la langue détecte. Un peu le goût global en un mot ; cela correspond plus ou moins au glutamate de sodium. C’est aussi le nom de trois endroits proposant des ramens à Bruxelles. Le concept existe dans la capitale depuis des décennies, mais il prend une certaine ampleur depuis deux ou trois ans. Une nouvelle clientèle a adopté le principe de ces grands bols de pâtes de riz au bouillon garnis de viande, de légumes, d’œufs et autres produits au choix et suivant les envies. C’est riche en saveur, ça fait du bien par où ça passe, ça tient chaud, ça remplit l’estomac sans lourdeur ni sucrosité et en plus cela à l’air vachement sain.

Nous sommes loin des burgers, il n’y a pas de frites, pas de ketchup. Du coup on dirait de la nourriture pour adulte ouvert au monde. Certes, manger des nouilles au bouillon avec des baguettes c’est parfois un peu sportif pour ceux et celles qui ne manipulent pas forcément très bien ce genre de chose, le port d’un tee-shirt 101 dalmatiens est recommandé. Si vous n’en possédez plus, on trouve des modèles anti-taches dans les boutiques Desigual. A part ça, pour accompagner ces plats, l’idéal est une bière blonde japonaise, pas trop sapide, pas très riche en alcool et le tour est joué. Je me suis assis récemment dans les trois Umamido de la ville, et les expériences ont été largement concluantes. Je vous recommande donc chaudement la chose en cas de lunch rapide sans prise de tête. En plus, les équipes sont souriantes, avenantes et efficaces. N’hésitez pas à vous laisser guider en cas de doute.

Dernier point, et non des moindres, c’est vraiment très abordable, comptez une vingtaine d’euros par personne pour un repas complet. Seul bémol, pourquoi des cartes et un site uniquement en anglais ? C’est pompant ce snobisme dans une capitale certes parmi les plus cosmopolites de la planète, mais essentiellement francophone. Je me demande comment cela se passe ailleurs…

Umamido

Rue du Bailli 14

1000 Bruxelles

02 644 14 99

www.umamido.be

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