Le Belge, surtout francophone, est plutôt festif, c’est presque une lapalissade de le souligner. Et qui dit fête dans le Sud du pays, dit forcément champagne. C’est comme ça depuis Clovis, natif de Tournai dans le Hainaut, une des dix provinces belges. Ce fier chef des Francs scaldiens s’en est allé se faire baptiser à Reims, par Remy, l’évêque sans famille.

Et pendant cette période personne n’a guerroyé dans le coin. Et il en fut ainsi lors de chaque couronnement d’un roi de France. C’est donc dans notre patrimoine génétique qu’est inscrit le champagne, juste à côté de célébration.

Nous, Belges, nous connaissons tous un « petit » propriétaire chez qui nous allons nous approvisionner pour le baptême du petit dernier, la communion de la puinée et le mariage de l’aîné.

Nous aimons la proximité de cette région à la terre blanche, nous aimons que la montagne de Reims ne soit pas plus une montagne que les nôtres, nous aimons ces coteaux verdoyants ordonnés au millimètre que l’on peut contempler à perte de vue ou presque.

Et puis, au sein d’une cave ou d’une crayère nous aimons nous perdre dans la contemplation des bulles qui dansent un ballet mystérieux du bas vers le haut de nos verres.

Le champagne, LA Champagne, une région, un vin souvent imité, jamais égalé. Un vin de garde qui se garde bien de s’en vanter, dans quelle autre région du monde faut-il attendre une décennie avant que les cuvées de prestiges ne soient mises sur le marché ?

Un vin de garde qui se découvre petit à petit, qui demande toute l’attention du monde, contrairement au champagne jeune, insolent et vif que l’on écluse sans se poser de question au son des basses sur une plage people n’importe où au soleil.

Le plus bel accord vin et met autour du champagne dont je me souvienne est un très vieux millésime de rosé accompagnant un filet de chevreuil à la ficelle lors d’un déjeuner automnal sur la terrasse d’un petit château pas loin du moulin de Verzenay…

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