N’étant plus vraiment concerné par cette rythmique un rien abrutissante incluse quoi que l’on en pense dans la célèbre trilogie Metro/boulot/dodo, je trouve cela fort urbain de la part de mes camarades de m’avoir offert ce morceau de choix. C’est vrai quoi, ce n’est pas comme s’il y avait des sujets parlant de sexe, de nourritures, de plaisirs divers et variés dans les prochains jours, non, alors autant faire appel à un expert pour en parler.

Car en vérité, je vous le dis, je suis concerné. Je vis à proximité d’une école complète où vivent et semblent se reproduire en captivité un tas d’enfants allant des gardiennes, mon Dieu, mais dit-on encore gardienne, sommes-nous revenus à frebelliennes ou y a-t-il un mot de novlangue pour qualifier ces classes ô combien fondamentales pour le développement futur de nos chérubins ?

On y trouve aussi une grande variété d’enfants allant de 6 à 12 ans dans le cadre des primaires et quelques vagues d’Ados boutonneux peuplant les premières classes de secondaires. Les plus âgés, on les reconnaît à la disparition du rail de chemin de fer qu’ils trainent dans la bouche et qui me fait toujours penser à ce personnage de James Bond, le Requin, autrement nommé Zbigniew Krycsiwiki mais qui n’est en fait que Richard Kiel que l’on rencontre dans l’Espion qui m’aimait et pas mémé hein Sandrine, et aussi dans l’indémodable Moonraker. Cela dit, pour en revenir à mes moutons, car ils se déplacent parfois en troupeaux, je suis victime moi aussi des rythmes scolaires.

En effet, dans mon quartier de bobos à deux pas d’un collège réputé du sud de Bruxelles, je vis dans une rue à sens unique. Dés 8h du matin, j’ai l’impression de vivre dans une rue peuplée d’escort-girls automobiles comme à la meilleure époque. Et rebelote entre 15h15 et 16h plus ou moins car elles sont dans l’attente ces convoyeuses. Et là, je me pose des questions, car, comme vous tous, je subis depuis des années les mises en site propre des tramways, les élargissement de pistes cyclables, et autre piétonneries diverses, débiles et variées, ce qui devrait permettre à nos chères têtes blondes de se déplacer en toute sécurité, et que vois-je, des files de bagnoles qui viennent squatter les rares places de parking de la rue dans l’attente du trésor de leurs prunelles.

Je propose qu’en plus de réfléchir au rythme scolaire, il serait bon d’envisager des écoles Drive-In où les parents pourraient déposer directement leurs progénitures dans les classes ou mieux encore, directement à leurs bancs, car, si vous ne l’avez pas encore remarqué les enfants ont de plus en plus de problème de jambes. Et marchent peu. Mais ils font du sport en dehors alors ça va ils compensent et ainsi ne grossissent pas. Oui, je suis mauvaise langue, mais franchement c’est parfois un peu surprenant cette lutte sans merci pour la place la plus proche du point de sortie des gosses.

Et puis, ce rythme scolaire est pénible, ne fut-ce que pour les vacances, tout est plus cher quand il y a des enfants, tout est plus bruyant, quand il y a des enfants tout est moins gouteux. D’ailleurs savez-vous pourquoi il y a deux mois de congé en été pour les enfants ? …. Pour qu’ils puissent assister leurs parents agriculteurs durant les travaux des champs, une main d’œuvre bon marché et qui ne peut pas vraiment se révolter sous peine de ne pas manger !!! dans certains pays il y a encore des périodes de trois moins de congés estivaux.

Alors, avant de conclure, j’ai quand même cherché, lu, regardé, et tout ce que vous voulez, le pays où les élèves semblent être les plus performants du monde aux tests pisa est la Finlande. Vous savez combien d’heures par jour les enfants sont en classe en Finlande ? un peu moins de 4h/jour 😉 Oui, je sais, c’est dingue. Bon, il est vrai que si vous vous basez sur les tests pisa pour évaluer certaines choses vous n’êtes pas arrivé, je vous propose d’ailleurs à ce propos de vous pencher un peu sur les travaux du professeur Nardonne de l’ULB à propos de ces fumeux tests qui sont en fait établis par des financiers et pas des enseignants, et qui sont anglo-saxons avant tout, mais je suis certain que l’on en reparlera.

Bref, et cette fois, comme disait Monsieur Dus de Paris, je vais conclure : chaque expert, chaque conseiller politique, chaque ministre, qu’il soit régional, communautaire, fédéral ou interstellaire, à une vision nouvelle, totalement originale, vraiment novatrice, totalement adaptée à la vie de nos enfants et vu que ça change au rythme des sus-dits, c’est pas gagné. Comme les dirait Marie-Martine, notre ministre bien aimée, je ne dirai qu’un mot : SANTÉ !

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