J’aime les restaus de quartier, ceux qui sont peuplés de cheveux blancs, de petits chiens qui les accompagnent, des petits enfants qui foutent un boucan pas possible, bref de gens normaux pas en vélo électrique ni mangeurs de quinoa germé ou allergique à plus ou moins tout ce qui est à la mode en ce moment.

Il y en a un non loin de chez moi, que je fréquente avec assiduité, bonheur et le sentiment d’être un peu à la maison ; normal à force. On y mange tranquillement, une cuisine de brasserie toute simple. Mais, à force de fréquenter l’endroit, je remarque des changements, par petites touches, presque pointillistes. Vous savez, ce genre de dessin dont on ne se rend compte de l’ampleur qu’en prenant un peu de distance.

Et je constate que les choses évoluent plutôt bien, pas de ronron qui endorment avant de mourir, mais pas non plus de vrombissements agressifs, les choses se font à l’aise. Une équipe de salle hyper stable, ça c’est vraiment un bon signe, méfiez-vous toujours des endroits où il y a un turn-over important, c’est un signe majeur d’instabilité et de problèmes. Et puis un nouveau chef depuis quelques temps qui commence à développer sa carte et lui donne son style petit à petit, qui n’est pas maigre, et c’est une bonne nouvelle. C’est d’ailleurs Massimo Bottura, trois étoiles au Michelin, qui a publié un livre qui dit « Ne jamais faire confiance à un chef italien trop maigre ».

Lors de mon dernier passage, en parlant de cuisine italienne, nous avons mangé un vitelo tonato qui tenait bien la route et un tartare de maquereau aux jeunes pousses et au coulis de betteraves rouge. Même si je hais la betterave rouge à force d’en avoir bien trop mangé ces dernières années, j’avoue que c’est passé à l’aise et décontracté, le maquereau travaillé au citron c’était frais, nerveux même, mais le poisson gardait sa texture originelle. Ma camarade de son côté a choisi un morceau de cabillaud rôti sur peau et pommes allumette. Surprenant au départ, mais vraiment très bien exécuté.

Bref, c’est une brasserie qui vaut largement le déplacement, parce que même si elle ressemble à toutes les autres, elle est différente et c’est pour ça qu’elle vaut le coup que l’on en pousse la porte.

Brasserie le Parvis

Rue Xavier De Bue 71

1180 Uccle

Tél : 02/344 46 04

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