dans Restaurants

Un ‘tite brasserie comme les autres…

Ou presque, parce que ces brasseries de quartier qui ne se poussent pas du col nous en connaissons tous, toujours c’est la nôtre, notre stam-café et elles sont toutes uniques.

 

Au bout de MA rue, dans MON quartier, entre MES cavistes, MON boucher, MON boulanger et MON libraire, il y a MA brasserie. Avez-vous déjà remarqué cette notion d’appropriation qui fait de nous, de vous, même en lisant MA chronique dans VOTRE newsletter, un acteur incontestable de la vie locale ? J’adore l’idée. Surtout, que c’est à 30 mètres de ma maison, sur le même trottoir ou presque. Pour y aller manger un morceau pas besoin de me casser la tête à me garer, pas de racket de stationnement, bref, c’est pratique.

MA brasserie est une brasserie presque comme les autres, sauf qu’ici la patronne a un sourire aussi joli que le soleil lorsqu’il se lève sur le Pacifique un matin de printemps. Sauf que l’équipe est blanchie sous le harnais et quand l’un ou l’autre manque à l’appel, les clients s’inquiètent. Oui, parce que c’est le principe fondamental de l’endroit : les clients sont hyper-habitués. Certes, personne ne se salue, ou alors de loin en passant, nous sommes quand même à Uccle, faudrait pas trop déconner, mais s’il y avait des ronds de serviettes, comme dans les temps anciens en France, ils pourraient être utilisés régulièrement. Dans ce genre de Brasserie on ne vient pas forcément pour un gueuleton, on vient pour manger un bout en vitesse, même si, surtout le week-end, des familles y posent plusieurs générations simultanément histoire de marquer un coup, de célébrer un truc qui passe.

Mais quand MA brasserie fait sa révolution, alors je peux partager MON secret avec vous. La Patronne a décidé de mettre les grands plats dans les grands. Non pas en boboïsant la déco à grands coups d’aplats monochromes de préférence beigeassse, non pas à grands coups de banquettes en skaï (my husband), même l’uniforme des serveurs n’a pas changé. Non, ici le changement se traduit par une carte des vins qui devrait attirer la convoitise des amateurs, il y a même un vin nature histoire de ne pas oublier où nous nous trouvons. Et puis, dans la foulée, la carte des mets s’est refaite une beauté, non pas de viandes maturées ou de tartare de betteraves, juste une cuisine honnête, travaillée simplement, avec des saveurs nettes sans machins qui font pouette pouette. En fait, c’est l’essence d’un restaurant, un lieu où l’on aime se rendre sans trop réfléchir parce que l’on s’y sent bien, que l’on y est heureux, que le travail de l’équipe est à la hauteur de nos attentes et que le bonheur est au coin du sourire de la patronne. MON lieu de résidence en quelque sorte. Je vous donne l’adresse, mais c’est bien parce que c’est VOUS hein.

 

Le Parvis, rue Xavier De Bue 71, à 1180 Uccle. Tel : 02 344 46 04

http://leparvis.be/fr

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Comments
  • Arlette
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    Et l’américain direz vous ??? Un vrai , viande moulue devant vous et préparé selon vos gouts.

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