dans Les spiritueux

Tous les chemins mènent au Rhum…

S’il est un produit qui se travaille en aval quand l’amont est bon, c’est bien le Rhum.

Je ne vais pas vous faire l’insulte de vous rappeler en détails ce qu’est le rhum, pardon, ce que sont les rhums, rum, ron et j’en oublie. D’ailleurs, vous les connaissez parce que vous êtes des lecteurs fidèles, et qu’il y a peu, je vous ai tout expliqué (voir Moustique du 6 septembre 2017). Il ne manquait à ce tableau d’ensemble que ce produit un peu étrange venu d’ailleurs qu’est le rhum arrangé. Contrairement au whisky ou au cognac, le rhum se travaille en profondeur. Pas uniquement par quelques barmans/mixologissssss cueilleurs, raw, éclairés pour ne pas dire illuminés.

Non, les amateurs obscurs, les fanas, les soutiers de l’amour tripotent, assemblent, transforment les rhums. Ils ajoutent un tas de choses dans des dames-jeannes ou, pour les plus timides, dans des bouteilles, avant de les laisser macérer. Il semblerait que cette habitude vienne d’un temps que les moins de 200 ans ne peuvent pas connaître, cela remonte loin, au temps ou le rhum était un distillat un peu violent, où il était de coutume d’arranger son rhum.

Il y a aussi un effet médicinal dans pas mal de préparations, l’alcool servant de support à la décoction de simples et à leur préservation. Et puis, cerise sur le gâteux, il y a en Martinique et dans les Grenadines, le mythique « bois bandé », souvent annoncé comme plus efficace que le Viagra et ses amis. Pour les touristes, souvent, le bois bandé, se résume à une pelote d’écorces plus ou moins sèches, chères et sans aucune efficacité. Mais ça c’est une autre histoire. Cela dit, si vous craignez de vous lancez dans l’aventure transformiste, il y a une petite entreprise liégeoise qui se charge d’arranger le rhum pour vous. Bao-Bao, c’est son nom, part d’une base de rhum blanc agricole, si j’ai bien compris de la rhumerie martiniquaise Clément. Quoi qu’il en soit de la distillerie, il est clair à la dégustation, qu’il s’agit d’un agricole. J’ai dégusté 4 produits, dont un Lacquemant et un Gingembre qui font mieux que tenir la route et un Barbarossa aux piments rouges qui arrache un peu sa race en passant. C’est fin, bien travaillé, pas trop sucré.

Bref, on gagne pas mal de temps, on évite les accidents et on se fait bien plaisir…  Dernier point, si vous aimez les rhums, tous ou certains, ne manquez pas le prochain salon du Rhum de Spa, plus de 120 producteurs seront à découvrir.

 

Salon du Rhum, les 7 et 8 octobre au Casino de Spa

Infos et renseignements : http://salondurhum.be

http://www.bao-bao.be

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Showing 7 comments
  • delobbe pierre
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    bonsoir , et j adore le rhum avec mon ami modération bien évidement merci de cette lecture bonne fin de soirée a vous .

  • pierre dlobbe
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    et pour le salon du rhum vous avez des entrées ?

    • Eric Boschman
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      Malheureusement pour vous pas, mais je crois que Moustique à un partenariat avec les organisateurs, donc dans celui de cette semaine ou celui de la semaine prochaine vous devriez pouvoir trouver votre bonheur 😉 Belle journée
      PS: si vous êtes amateur de Tequila et de Mezcal, je proposerai dans quelques jours des entrées gratuites pour un grand salon qui se tiendra en octobre à Gand, au cas où…

  • Jacques Henry
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    Merci pour le bel hommage à nos petits rhums arrangés. Une bonne nouvelle pour les liégeois, ils pourront trouver les rhums arrangés Bao-Bao à la Botike di Lidje en Feronstrée.
    Comme vous le dites si bien, la base du travail est un rhum agricole de la maison Clément; le brun pimenté est basé sur un Saint James brun.
    Le porte vous est toujours grande ouverte pour une découverte des 24 autres variétés 😉

  • Jean-paul Célis
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    Déçu… je m’attendais à quelques recettes et pas bêtement une pub… sniff

    • Eric Boschman
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      Il ne s’agit pas d’une pub, je ne suis pas payé pour écrire ce que je pense à propos d’un produit que j’apprécie. Mais donner des recettes à propos d’un truc que je ne maitrise pas, et pourtant je crois que je touche vaguement mes billes en matière de rhum, ça je ne fais pas 😉 😉 😉 A mon avis, les meilleures recettes sont celles que l’on découvre par tâtonnement. La base doit être saine et irréprochable, genre un blanc agricole de belle tenue et puis, vogue la galère. En n’oubliant pas que les certaines épices continuent à se diffuser même une fois que l’on cesse l’infusion, que l’amertume de certains végétaux passe fort bien dans l’alcool et qu’in ne faut surtout jamais se fier à ce que l’on déguste lorsque l’on vient d’élaborer son mélange. Avec ça, bonne route et belles dégustations. Je veux bien me sacrifier pour goûter les résultats 😉 😉

  • Magali
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    Il y aura aussi des Mezcals et des Tequilas au salon du rhum, ce week-end. Avis aux amateurs, d’ailleurs j’aurais bien aimé profiter de vos conseils sur ceux-ci, zut. 🙂

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