dans Le vin

Le meilleur sommelier de Belgique nouveau est arrivé.

Chaque année, juste avant l’arrivée du Beaujolais, la Gilde des Sommeliers de Belgique organise le concours qui désignera le meilleur du royaume. J’y étais pour vous, je vous raconte…

Les métiers de la restauration ont un besoin criant de compétition, les pros aiment se mesurer les uns aux autres, c’est probablement quelque chose qui se trouve au plus profond de leur ADN. Lorsque l’on offre sa vie pour satisfaire celle des autres, on aime être reconnu, c’est évident. Chacun des métiers d’un restaurant à sa compétition, du meilleur apprenti en passant par le meilleur pâtissier, commis au meilleur chef de cuisine ou sommelier et cela se passe du niveau régional au mondial. Revenons-en à notre Meilleur Sommelier de Belgique, il s’agit de la seule compétition donnant droit à une place dans les confrontations internationales. Oui, parce qu’il existe aussi d’autres concours de sommeliers, et même un titre sponsorisé par une entreprise active dans la distribution de verres, organisé sous forme d’une consultation « populaire » où les clients sont appelés à voter pour des candidats provinciaux. Autant dire que ce genre de plaisanterie à la représentativité d’une roupie de sansonnet au bas mot. Revenons donc à la seule compétition de sommellerie crédible du royaume. Elle avait lieu à Bruxelles, le 15 octobre. Trois candidats se sont confrontés aux 24 membres d’un jury composé de leurs pairs pendant une bonne partie de l’après-midi. Vous raconter par le menu toutes les épreuves proposées aux participants prendrait bien trop de place, mais sachez qu’il ne s’agit pas seulement de dégustation à l’aveugle genre celle de « L’aile ou la cuisse », ce serait bien trop simple. Allez, bon, puisque vous insistez, je vous en livre quand même. Ils ont du reconnaître des visages de vignerons belges, soit établis chez nous, soit à l’étranger. L’air de rien, ce n’est pas évident, surtout si l’on ajoute un facteur stress et un public bien dense. L’épreuve vins et mets était rock’n roll cette année, avec comme base un canard sauvage, auquel on ajoutait toutes les minutes, un nouvel ingrédient. Et à chaque fois, c’est un nouveau vin qu’il fallait proposer, en prenant bien soin d’étayer son choix et en prenant bien garde de ne pas proposer deux fois le même pays. Bref, le niveau était fort élevé et à ce petit jeu, au bout de l’après-midi, c’est Jasper Van Papeghem qui a dominé de la tête et des épaules les deux autres concurrents Michel De Muynck du restaurant Bon-Bon à Bruxelles et Gianluca Di Taranto d’Anvers.

 

Si vous voulez le voir à l’œuvre, Jasper Van Papeghem œuvre au restaurant de Jonkman à Bruges.

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