Il y a des vibrations qui ne trompent pas, Charleroi renaît à la lumière. Certes, la vie a toujours été vivace dans cette ville pas tout à fait comme les autres, mais disons que l’horizon était parfois un peu bouché les soirs d’orage.

Mais là, c’est indéniable, après la rénovation de la ville basse, ça bouge à la ville haute. Pour l’instant c’est autour de la culture et des bâtiments d’exception, comme la Tour de la Police. Drôle d’endroit, d’après son architecte, sa couleur bleue viendrait de l’Orient, et elle serait comme un phare. Mais à bien y regarder, c’est une lampe de mineur. Exactement comme celle qui garnissent encore bien des intérieurs de ce qui fut le Pays Noir et un des poumons économiques du royaume pendant bien plus d’un siècle.

Qui dit renouveau, dit aussi restaurants multiples et variés. Quelques belles adresses sont déjà des hits en ville, mais celle-ci est encore nouvelle, à peine 6 mois et donc tout le monde n’en a pas encore entendu parler.

Je ne vous entretiens pas souvent du cadre, mais là, il le faut. C’est juste à couper le souffle. Je n’ai pas d’autres mots. Une splendide demeure art déco, autrefois propriété d’un médecin, laissée dans son jus intégralement par les architectes. L’entrée fait un peu penser à un club privé, tel que les Britanniques les aiment. C’est qu’il faut monter l’escalier pour découvrir la salle. Remarquez au passage, la rampe en inox de l’escalier, le mouvement de l’escalier, c’est déjà dingue. Mais une fois arrivé dans la salle, c’est carrément waowwwwwww. Un espace minimaliste, un parquet superbe, des baies vitrées qui laissent entrer la lumière à flots. A mon humble avis, un seul problème, les tables mériteraient un nappage de qualité, blanc, tout simple, histoire d’ajouter au confort et surtout pour amortir les sons qui rebondissent là-dedans comme une balle de squash dans sa cage.

Lors de mon passage, une aimable jeune femme, souriante comme tout nous proposa un cocktail assorti aux zakouskis pour commencer. J’avoue ne pas être fan de ce genre de truc à l’apéro, mais franchement c’était parfait. Ensuite, le chef Thomas Perez Perez s’est fait plaisir et nous a explosé les papilles. C’est déjà du haut vol, et quand le jeune homme aura trouvé comment accorder sa personnalité avec ses assiettes ça va vraiment décoiffer !

Le lapin en plat était tout simplement sublime, rien à ajouter ni à enlever. C’est un tout grand chef que voilà, puisse les Carolos s’en rendre compte et le porter sur son chemin. La carte des vins est courte, mais en mutation, les prix sont très abordables. Bref, c’est un très beau repas qu’il m’a été donné de faire en ces murs. Vivement le prochain !

L’Ardeqo

Bd. Frans Dewandre 8

6000 Charleroi

+32 71 20 19 99

www.lardeqo-restaurant.be

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