In Restaurants

Un dicton raconte que c’est dans les vieilles casseroles que l’on fait les meilleures soupes. Quand un restaurant affiche fièrement 30 ans et un peu plus au compteur, il y a de quoi se dire que c’est du sérieux.

Il y a peu, je me suis arrêté par le plus grand des hasards à la Quincaillerie pour un repas de midi rapide. Cela devait faire au moins 5 ou 6 ans que je ne m’y étais plus attablé, ne dites rien, je sais, c’est biesse. Mais bon, il y a tant de restaurants à visiter et si peu de temps que je ne peux me rendre plusieurs fois par an que dans ceux de mon quartier, ce qui n’est pas le cas ici.

Bref, j’ai donc poussé la porte de cette presque vénérable institution. La déco n’a jamais changé, un coup de maître dès l’ouverture c’est indéniable. Cette vraie fausse quincaillerie a vu défiler des dizaines de milliers de clients et elle n’a pas pris une ride. Seule demie-fausse note dans une musique qui joue à l’unisson le même refrain depuis presque toujours ; la jeune femme qui nous accueille ne dit pas bonjour ni rien mais commence par un « je vous écoute » Moi qui pensais me rendre au restaurant me voilà chez la psy, mais point de canapé à l’horizon. Ayant répondu « nous sommes deux » elle me répond, ça je l’ai vu, ce qui n’est pas faux, mais ne fait pas avancer le dialogue. A partir de là, tout va bien.

Les petites tables en marbre rose encadré de bois, les serviettes en tissus, les grands verres marqués du logo de l’enseigne, l’escalier qui bouffe tout l’espace central, la grande horloge, tout est là, éternel ou pas loin. Le service est aussi égal à lui-même, essentiellement presté par des jeunes femmes, depuis les origines, il est efficace, léger et un peu piquant de drôlerie et de gentillesse. La carte est devenue toute petite, attachée dans un cahier Atoma, histoire de bien marquer sa belgitude, on y trouve aussi les bières, dont une maison à « triple fermentation » mais dont il n’est pas expliqué ni qui , ni où, la produit, c’est un détail mais c’est regrettable. La carte des vins, de son côté, reste une des pièces maîtresses de l’endroit.

J’ai pris un tout simple steak de blanc bleu, salade de chicons, sauce choron, frites (18€) . Ma convive s’est ruée sur le cabillaud, sauce safranée, petits légumes (28€) les deux plats étaient savoureux, bien exécutés, les cuissons respectées, les assaisonnements justes, que demander de mieux. Deux coupes de champagne pour accompagner cela (10,4€/pce), un ½ L d’eau (4,8€) et un café (3,2€) Ce qui nous fait un total par personne de 37,65€. Raisonnable pour ce que nous avons vécu, et c’est déjà pas mal.

Si vous ne connaissez pas encore, ou si cela commencer à dater dans vos souvenirs, c’est le moment de faire le déplacement. Comble de bonheur, il y a un parking payant juste à côté de l’entrée ou presque.

La Quincaillerie

rue du Page 45

1050 Bruxelles.

Tel 02/5339833

www.quincaillerie.be

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