Ne cherchez pas, ce n’est pas d’un centre de beauté, ni de gestion de pleine conscience, encore d’un restaurant où l’on sert des salades de quinoa aux graines de chia dont il est question aujourd’hui. Juste de chocolat.

Oui, je vous l’accorde, la beauté de l’âme cela pourrait paraître un peu pompeux, mais comme on le disait dans une pub il y a quelques années, le bien qu’il fait dedans se voir dehors. C’est peut-être cela l’âme : une lumière dans les yeux, une aura que l’on exhale malgré nous. Allez savoir. Quoi qu’il en soit, le nom, les couleurs, la mise en place tout cela n’est que marketing, ce qui compte c’est ce qu’il y a dans la boîte.

Mais d’abord, un mot à propos du chocolatier. Pierre Marcolini est un nom que la plupart d’entre nous connait ; et si certains ne voient pas, et bien cette chronique est faire pour cela. Ceux qui suivent l’homme depuis ses débuts dans les années nonante se souviennent qu’il a été champion du monde avec l’équipe belge en 1995 et champion d’Europe toujours en équipe en 2000.

Dans certains milieux, il est de bon ton de brûler ce que l’on a adoré, et de répéter comme antienne que ce n’est plus comme avant. Mais quelle connerie ! Certes, l’évolution du travail de création connaît des hauts et des bas, et, parfois, on peut adhérer ou pas aux saveurs développées. La vie d’une entreprise n’est pas non plus linéaire, elle est faite d’a coups ; et Bruxelles a ceci de particulier de se délecter des ragots sur les uns et les autres, sans fondements, juste pour le plaisir de se dire quelque chose.

Pierre Marcolini c’est un style que l’on peut ne pas aimer, le beau gosse au verbe facile ça agace les médiocres, mais force est de constater que dans le monde du chocolat en Belgique, il y a un avant et il y aura un après lui. Il a été le premier artisan à relancer, chez nous, une fabrication de la fève à la tablette. Revalorisant le terme de chocolatier, alors que bien souvent il faudrait parler de prâlinier et faire le distinguo entre les deux termes. Et puis évitons cette couillonnade de « maitre chocolatier », après le « maître teinturier » et le « maître torréfacteur ». Limitons la déconnade a reconnaître la subtilité du travail de l’artisan.

Bref, ce nouveau coffret de la maison est un coup de maître. Des ganaches « pures origines » aromatisées par des thés d’origines diverses. C’est juste sublime. Certes on est loin de la « cartache » de 15 gr full pralinée, et pour les amateurs de ce genre de praline ce sera déconcertant. Pour les autres, laissez-vous aller, c’est juste magnifique. Et puis, pour ceux qui aiment les grosses pralines il suffit d’en manger trois à la fois et le tour est joué. Ce coffret de 6 ganache ultra-fondantes, parfumées aux thés de six origines change l’heure du thé. Ca donnerait presque envie d’en créer une.

La beauté de l’âme est un coup de maître, et pour un p’ti gars né à Charleroi, élevé à Roux, qui a commencé le métier dans la région du Centre, quel magnifique parcours. Son âme est belle indéniablement et c’est le plus important.

La Beauté de l’Âme

Coffret 18 pièces : 19,9€

En vente dans les boutiques Marcolini ou sur www.eu.marcolini.com

 

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