dans Restaurants

Mais bon sang de bonsoir, qui étaient les deux qui chantaient cette ritournelle de la fin du XXème siècle ? Ah mais oui, Al Bano et Romina Power…

Toute une époque. Aujourd’hui, les nouveaux « Feliciti » sont JMZ et Renato Carati.

Ces deux-là se connaissent depuis…pffffff la nuit des temps ou presque. C’est que ce Carati n’est pas le premier venu, il a pendant de nombreuses années, animé en compagnie de son épouse, La Table des Matières dans le centre de Mons. Ceux qui l’ont connu se souviennent d’une cuisine généreuse et intransigeante. C’est que l’homme a du caractère et une passion dévorante pour tout ce qui concerne la table de SON Italie.

Il ne négocie rien, si la Mozza est bonne c’est simplement parce qu’il a testé 8 ou 9 producteurs avant de se décider. ET tout est à l’avenant. Il est un peu un OVNI dans la PGB (Paysage Gastronomique Belge) où, trop souvent, pour ouvrir un restau italien qui marche il suffit d’avoir une gueule d’ange, des tatouages, une coiffure un peu bouclée et à la dynamite et parler aux ragazza dans le creux de l’oreille.

Pour le reste, nos palais belges sont suffisamment blindés pour ne pas comprendre facilement les nuances entre les maturités des différentes variétés de tomates et autres finesses du Culatello.

Les deux lascars ont décidé de placer la barre très haut, et au niveau difficulté ils ont opté pour « très dur » dès le départ : s’installer à Waterloo… Là où vit et se reproduit une des clientèles les plus compliquées du royaume. Qui plus est, l’autre associé traîne avec lui une sacrée notoriété. JMZ…Jean-Michel Zecca. Beau gosse omniprésent dans nos cerveaux depuis des lustres sur les ondes de Bel RTL et de TVI. Celui que l’on adore détester ou que l’on déteste adorer, allez savoir selon que vous serez mâle ou femelle. Donc, forcément dans la tête de pas mal de gens il agit un peu comme la muleta sur le cerveau primaire du taureau. Ce qui est parfaitement débile. Les gens des médias ont aussi des vies, des passions, des goûts, et des envies. Et celui-ci, croyez-moi bien, sait de quoi il parle lorsqu’il s’agit de bouffe transalpine. D’ailleurs il a décidé de ne pas intervenir en cuisine ; pas question. Simplement les deux associés testent et mettent au point les plats ensemble. Vraiment. Pas pour les articles dans les journaux, je le sais, je l’ai vécu. Il en va de même pour tout. Alors, amis lecteurs ou lecteurs pas amis, cessez de flinguer pour le plaisir de flinguer.

J’y ai mangé, et j’ai payé mon addition, en famille. Les antipastis valent vraiment la peine, ils changent souvent, en fonction de l’envie et du moment. En plat, ma fille a pris un osso-buco de la mort qui tue, pour ma part des pâtes au ragoût de lapin. C’était fondant, savoureux, de la cuisine de mama en fait, faite avec le cœur tout simplement. Bon sang que c’était bon ! Si vous considérez que 45€ pour 10 antipastis, un plat, un dessert et deux verres de vin c’est trop cher ; retournez dans le rayon congelé de votre grande surface favorite pour vous offrir deux lasagnes et une pizza au fromage synthétique en attendant vos prochaines vacances au bord de l’Adriatique. La qualité a un prix, et ce n’est pas à cause de la présence d’un animateur télé qu’il est à ce niveau, c’est juste parce que les marchandises sont à ce prix. Il est vrai que dans un monde où le billet d’avion pour le sud de la France est parfois à 45€ il devient compliqué de comprendre ce que coûte vraiment la qualité. C’est une fois de plus une question d’éducation, d’élevage. Le bonheur existe, en italien il se dit aussi FELICITA, profitez-en.

 

Felicita

528 chaussée de Bruxelles, 1410 Waterloo

Tel 02/354.94.54

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