In melting pot

Pour les non-pratiquants, la berdouille c’est de la boue. Une petite boue dans laquelle on pestelle plus ou moins joyeusement. (Pesteller c’est marcher). La berdouille à cet aspect pas très ragoûtant qui fait que les gamins adorent jouer dedans, sinon elle servirait à quoi ?

Il s’agit d’une vieille préparation montoise qui se travaille avec de la margarine pour des raisons économiques. Il est bien entendu que l’on peut échapper à cette horreur et n’utiliser que du beurre les saveurs seront bien supérieures.

Pour faire simple, il faut sauter les côtes de porc, de préférence bien grasses et faire sauter doucement pour les faire fondre un peu.

Lorsqu’on les retourne on nappe de moutarde la face colorée, on sale, on poivre. Puis on retourne une fois encore et on renouvelle l’opération.

Pendant ce temps, on prépare un roux (mélange de beurre et de farine) dans lequel on ajoute du bouillon. Dès que le roux est bien délayé on porte le tout à ébullition en fouettant.

A côté, émincez des échalotes, faites-les revenir dans du beurre, assaisonner et ajouter le vin blanc, une cuillère à soupe de vinaigre d’alcool. Mélanger ces échalotes au roux délayé, la moutarde, des cornichons taillés en rondelles.

On dresse les côtes de porc sur un plat et on nappe généreusement de sauce. Le tout accompagné de purée de pomme de terre. Plus montois que ça, y’a pas…

Bon appétit !

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  • Bernard WAYSSE
    Répondre

    Merci Éric !
    J’ai plus tendance à « vous » suivre dans mes déplacements qu’un quelconque autre guide s’appellent-ils Gault et Millau ou Michelin…
    j’en retire à tout le moins plus de satisfaction !!

  • HALLEUX
    Répondre

    Ouh là, je pense que je vais vite la tester !

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