Allez, en route pour quelques bulles ! C’est vrai quoi, ça commence à faire longtemps que nous n’avons plus rien bu et c’est de saison, entre les cocktails de fin d’année, les vœux et la Saint Valentin qui s’en vient à grands pas, il ne faudrait pas se laisser aller.

C’est vrai quoi, que ceux qui font la tournée minérale en janvier passent à la page suivante, au lieu d’être abstinent pendant 31 jours pour se donner bonne conscience, il suffit d’être raisonnable dans sa consommation toute l’année, ce n’est pas plus compliqué que cela.

Ces mois sans sont sans moi, je suis trop vieux, trop énervé contre ces actes parfaitement inutiles mais vachement populaires sur les réseaux sociaux. Quand on connaît la réalité des taux de conversions entre le digital et le réel, il y a déjà de quoi ricanner. Mais si on tente de mettre en statistiques ceux qui tiennent vraiment tout un mois après l’avoir annoncé à grands renforts de tambours et de trompettes, pardon, de tweets et d’instagram, là, il y a vraiment de quoi rigoler. D’après mes sources (pas que thermales d’ailleurs) la durée d’engagement autour d’un mois à thème dans ce genre-là dépasse rarement les 5 jours, parfois sept. C’est dire que l’on en cause beaucoup mais que cela ne va guère plus loin que le stade de l’intention. Que chacun fasse sa vie dans son coin et foute un peu la paix à la majorité silencieuse ; personne n’a demandé à une ultra-minorité agissante de colorer nos feux tricolores d’autocollants pro ou anti, je ne sais plus quoi et je m’en cogne. Tout ce que je sais c’est qu’il va falloir nettoyer et que ça va encore coûter à la collectivité au nom de fantasmes alimentaires de certains agités du bocal. Allez, je m’échauffe, je m’énerve, je vais me faire une petite attaque à ce rythme là c’est certain. Les bulles sont bonnes pour ce genre de crise.

Savez-vous que la maison dont il est question aujourd’hui est nonagénaire ? Et même juste un peu plus. Quand on navigue dans ces âges-là, on est soit Reine d’Angleterre soit une marque connue de tout le monde. Ce qui revient un peu au même l’air de rien. A propos de cette marque, d’ailleurs, suite à de nombreux tests à l’aveugle sur différents groupes de populations et de dégustateurs, à l’exception des masters of wine en liberté chez nous, dans un comparatif à trois produits, champagne, Cava et Bernard-Massard, seul 9,71% des sondés ne l’ont pas préféré aux deux autres. Et à la question demandant où se trouvait le vin pétillant le plus connu du monde, plus de 60% des interrogés ont indiqué le Bernard-Massard. Cela peut paraître dingue, mais c’est vrai. Comme quoi, parfois, la surprise est au coin de nos papilles, et, n’en déplaise aux esprits chagrins, quand l’étiquette est invisible, il est impossible ou presque pour la plupart d’entre nous, de faire la distinction. Pour enfoncer le clou encore un peu, s’il en était besoin, la célèbre marque luxembourgeoise a décidé depuis quelques années de laisser des artistes rhabiller de pied en coiffe ses bouteilles à cette époque de l’année. 5 artistes ont été retenus en 2018 pour la nouvelle « série » dont Sophie Pirlot, artiste arlonaise dont le travail autour de la photo est reconnu à l’international.

En conclusion, même si vous croyez que seule votre nènène sera consommatrice, vous vous plantez, avec plus d’un million de bouteilles vendues sur le marché belge et une progression de 5% encore l’an dernier, cela nous ferait un sacré paquet de nènènes à gérer…

Bernard Massard « Signature Edition » 15,4€ chez certains cavistes et grandes surfaces

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