Aujourd’hui sort le beaujolais nouveau, rien de plus qu’un moment de plaisir en bouteille, du jus de raisins fermenté travaillé sur le fruit.

C’est juteux, joyeux, cela rappelle l’été qui vient de passer et donne du coeur à subir l’hiver qui s’en vient. Ne cherchez pas plus loin.

C’est aussi une belle occasion de plus de faire la fête, nous en manquons tant ( de fêtes, pas d’occasions). Une vraie fête, ancestrale, séculaire, qui signifie que l’hiver est là et qu’il faudra rentrer la tête dans les épaules pendant trois mois avant d’entre les Ra et les Fla des caisses claires dans les rues de la vieille ville de Binche pour chasser le bonhomme hiver.

Le beaujolais nouveau est bien plus réel dans notre inconscient collectif que le Black Friday de mes deux ou qu’Halloween, et pourtant il est de bon ton d’avoir un avis négatif à son propos dés qu’il paraît. Franchement, est-ce bien nécessaire ? Personne n’a jamais dit que c’était du génie en bouteille, personne ne l’a jamais paré de toutes les vertus que l’on attend d’un grand vin rouge.

J’aime les gens par nature, mais je suis usé de lire des avis péremptoires sur tout et sur rien, et même sur les vins nouveaux par des gens qui, dans l’immense majorité des cas, ne l’ont même pas goûté. Le vin, à mes yeux, est une invitation à l’ouverture, à la découverte. Aimer le vin dans son ensemble sous-entend que l’on puisse se faire plaisir avec un verre de beaujolais nouveau ou un verre de Grange 1990 dans une même période de vie.

Le vin nouveau, historiquement, pendant des millénaires, fût le seul vin de qualité digne de ce nom, ensuite il partait en cacahuète et il fallait le compléter avec des herbes, des fruits, des épices, etc. afin de le rendre consommable. Le vin nouveau, pour le vigneron, c’est un peu comme le bouquet que les maçons mettent au sommet de la cheminée lorsque le gros oeuvre est terminé. Rien de plus, rien de moins.

Je ne suis pas payé par le syndicat des beaujolais, je ne roule pour personne, que les choses soient claires, mais pitié, arrêtez les avis à l’emporte-pièce sans savoir. Goûtez, goûtons, faisons la fête et laissons-nous aller à un moment de plaisir autour de choses simples. La simplicité est essentielle, c’est le moment d’en profiter !

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  • Pascale Guillier
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    Merci Eric pour ses mots qui soignent les maux que provoquent cette déferlante d’avis de ceux qui savent tout sur tout … comme tu l’as dit on ne juge que ce que l’on goûte …en attendant la fin de cette journée ou je déboucherai une bouteille de Beaujolais Village nouveau de chez Pascal Granger sur Juliénas . ..avec fidélité depuis 30 ans ! Santé l’ami !

  • SOPHIE
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    Tout juste , il faut goûter ce vin par tradition ! Le boire avec curiosité, intérêt , avec des gens qu’on aime et qui sait si au bout du compte on y trouvera pas un peu , beaucoup, de plaisir…… suis pressée de déboucher la bouteille maintenant 😜

  • Laub Philippe
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    Comme chaque mon épousée, ma compagne depuis 47 ans, m’a fait la surprise, et comme chaque année je l’ai bu seul, en sa compagnie… Cette année comme les années d’avant, acheté chez De Coninck, moins cher que l’année passée, le Joseph Drouhin. à € 7,90…
    Et merde aux détracteurs…
    Bonne soirée aux autres…

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