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Apéro un jour En forme toujours !

En cette période de confinement dû au covid-19, Eric vous propose un apéro chaque jour à 18h en direct sur sa page Facebook/Eric Boschman

25.03.2020 : Pinot noir 2017 du domaine du Chapitre

Je ne suis pas, a priori un grand fan, de l’utilisation dans les vignobles de Wallonie, des cépages dit « traditionnels ». Pour un tas de raisons à la fois climatiques et techniques qu’il serait long d’expliquer ici, mais aussi parce qu’élaborer des chardonnays ou des pinot-noirs, aussi bons soient-ils, me semble commercialement risqué.

Nous avons, comme référent vinicole, du moins pour l’immense majorité d’entre nous, la France. Et si nous goûtons un pinot noir nous allons chercher une comparaison avec ce qui se fait dans l’hexagone. Comparaison n’est pas raison, je vous l’accorde, mais nous comparons en général ce qui n’est pas comparable. Tant au niveau des prix que des saveurs. Je préfère donc, en général, les vins issus de cépages dit « inter-spécifiques » car ils sont plus originaux, différents et, ce qui est le plus important à mes yeux, uniques.

Mais, car il y a toujours un mais, quand on a des idées bien arrêtées, il y a des vins qui sont tellement joyeux et bien fichus qu’il y a un moment où il est utile d’oublier toutes ces considérations plus ou moins compliquées. Des vins qui indiquent que c’est le moment de se laisser aller juste au plaisir de l’instant. Parce que le bonheur ne s’embarrasse pas toujours de trucs compliqués, c’est évident.

En ouvrant ce pinot noir du Domaine du Chapitre, je me suis vraiment fait plaisir. Certes, c’est léger, et en fait c’est ce que j’aime. Un pinot noir totalement structuré sur le fruit, c’est fluide, juteux, frais. Il est difficile d’obtenir des pinots noirs hyper structurés chez nous au vu du climat plutôt variable. 2017 fut une année pas évidente, mais c’est passé. 2018 est nettement plus riche, je n’ai pas d’idée de ce que donnera 2019. Pour 2020, en plus de la situation actuelle, il faut croiser les doigts pour que les gelées tardives de printemps ne se posent pas sur les bourgeons, ce qui est un risque important. Bref, pour en revenir à ce vin, le temps joue pour lui, parce que les vignes sont jeunes et gagnent de l’enracinement régulièrement. Qui dit enracinement plus profond, dit plus de complexité gustative et donc un plaisir un peu plus structuré. Mais ça c’est de la futurologie, et pas vraiment mon rayon.

Pour en revenir à la bouteille d’aujourd’hui, c’est juste du bonheur à l’état brut, du plaisir tout simple qui donne envie de terminer le flacon dans la foulée du premier verre. Un vin de copains, même si l’on confine à deux, un vin de pic-nic dès que l’on aura l’occasion de ressortir de chez nous. En attendant, vous pouvez vous faire livrer chez vous, soit au départ du domaine soit au départ des quelques cavistes qui se sont spécialisés en vins belges. C’est un avant-goût des beaux jours et c’est bien mieux qu’un anxiolytique.

Allez, courage, ce cauchemar touchera bientôt à sa fin et nous ferons une giga fête pour oublier.

Plus d’infos sur https://www.chapitre.vin

*** PRENEZ SOIN DE VOUS ET DE VOS PROCHES ***

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