dans Restaurants

Ce n’est pas une maison bleue, même si l’on est en plein Brabant Wallon, elle n’est pas adossée à une colline. N’empêche que l’on s’y sent vraiment bien même quand on y vient à pieds.

Il y a des restaurants que je ne visite pas assez souvent, mais il y en a tant qu’il me faut tout le temps aller ailleurs afin de vous donner des idées de promenades gourmandes ; n’empêche que cela faisait vraiment bien trop longtemps que je ne m’étais attablé ici. Tant pis pour moi en fait. Allez zou, adieu les regrets, passons aux choses sérieuses car il est déjà temps.

L’endroit est connu depuis des lustres pour ses spécialités « carnées ». La viande ici on en cause depuis le début et pas seulement depuis que c’est devenu une mode bobo. Mais il n’y a pas que cela qui donne envie d’y venir et revenir. D’autant que l’on assiste à un chouette moment, souvent périlleux, dans la vie d’un restaurant familial : une nouvelle génération arrive. Comme toujours le jeune a de nouvelles idées, et le vieux connaît son boulot. Logique. Donc, cela fait parfois de petites étincelles et c’est un bonheur car ces moments créent une nouvelle dynamique, une énergie qu’il est bon de percevoir.

Le fils frais émoulu de l’école hôtelière de Wavre est revenu auprès du père après avoir puisé un peu d’expérience de ci de là. Il a des idées, mais surtout, des envies et du talent. Le père de son côté, veille à garder l’anguille au milieu du visage et à préserver ses clients fidèles depuis pas loin de vingt ans. C’est l’éternelle querelle des anciens et des modernes. Parfois cela vire au tragique, parfois, comme ici, cela tourne au feu d’artifices.

Lors de mon passage, j’ai mangé ultra classique, parce que celui qui sait griller, rôtir et braiser est déjà un bon artisan, s’il est, en plus un saucier de qualité, il est un cuisinier. Et pour se faire une idée, il faut un maître étalon, c’est évident. Donc croquettes aux crevettes « maison » et filet pur de bœuf béarnaise. Mon partenaire en prise de poids du jour a attaqué en plat un rouget grondin qui était juste sublime, entier désarrêté, parfaitement cuit, c’est du bel ouvrage indéniablement. En entrée, son « Cevice » de thon était surtout un sashimi, bien travaillé, assaisonné délicatement et un poisson tout à fait fondant. Petite erreur sémantique, peut-être, pour faire « mode » dans le coin, mais franchement très belle combinaison de saveurs.

Ajoutez à ces plats que le lunch est à 18 €, qu’il y a une terrasse qui est prise d’assaut dès le moindre rayon de soleil, que le service est souriant et rapide, et vous n’aurez plus qu’à programmer l’adresse sur votre GPS sans oublier de vous munir d’un tube de crème solaire.

32 Chemin de l’herbe

32 chemin de l’Herbe – 1325 Bonlez

Tél 010 68 89 61

www.32chemindelherbe.com

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Showing 2 comments
  • Charpentier Lidvine
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    Je confirme, terrasse faite en 2017 et vraiment top

  • Arlette Nannan
    Répondre

    Je confirme aussi ,une belle adresse pas assez visitée

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